Il y a des jours qui reconcilient avec la vie.

Des jours qui offrent, qui donnent, qui comptent et qui apaisent.

Il y a des jours où la rencontre existe,

des jours où on est simplement heureux de faire partie,

même infime, de l'espèce humaine.

Des jours comme ça, j'en ai vécu un il y a quelques semaines.

Des rencontres comme ça, j'en ai fait une et elle me marquera!

Je sortais de la chapelle. C'était une belle journée entre soleil et nuages

mais avec une douceur agréable dans le fond de l'air.

Je marchais sur le trottoir et les larmes coulaient.

Il venait de nous quitter

et c'est à lui que j'avais pensé devant l'autel.

Lui l'athé, lui le révolté.

Je me disais qu'il m'aimait assez

pour ne pas s'offusquer de ma démarche

et qu'il mesurait la portée de l'éclat du cierge

que j'avais allumé pour lui.

Je sortais de la chapelle et les larmes coulaient.

J'avais besoin de leur flot

incongru au milieu de la rue.

Je pleurais et elle est venue vers moi.

Au premier instant j'ai un peu tréssailli.

Je suis restée inerte devant cette main tendue.

Quand je dis cette main je ne suis pas dans le juste

puisque de sa main droite elle

me proposait un mouchoir et de la gauche un verre d'eau.

Elle me dit qu'elle n'avait pas supporté

de voir ainsi passer mon chagrin devant sa fenêtre.

Qu'elle accourait sans se poser de question.

Qu'elle voulait être là... Avec moi.

Mes larmes ont redoublé et je ne cessais de me confondre en excuse.

A son tour elle pleurait... Pour moi, à cause de moi.

Ce moment restera.

Ce cadeau restera

et ce soir je veux à mon tour penser à elle.

Je ne sais même plus comment elle est.

Je ne sais plus son regard.

Pourtant je suis heureuse d'avoir croisé un tel chemin.

Merci madame. Ne changez jamais! Vous êtes un cadeau de vie.

 

Bonne soirée à vous tous.

Amitiés de votre Mouchette.

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