Une nuit lourde. Un ciel sombre avec ses reflets bleutés... Blafards.

Une nuit sans lune dans laquelle seuls mes pas résonnent sur le bitume.

Mes talons claquent, se pressent, s'affolent.

Sous la laine rêche du manteau, mon coeur bat fort

et mon souffle est trop court.

J'ai peur de ne jamais retrouver la clarté du croissant,

de ne pas revoir son éclat.

Je sais bien qu'eux, au bout de cette rue sans nom, se sont perdus.

Ils ont confondu la lumière métallique du réverbère avec celle de l'astre lunaire.

Ils étaient en quête de questions sans réponses,

d'énigmes que eux seuls pouvaient découvrir.

Ils avaient beau appeler... Ne revenait que leur écho.

Pourtant, malgré le froid qui pique plus que la laine de mon manteau,

je garde un lambeau d'espoir qui se dessine dans ma nuit.

Quelle heure est -il?

Est-ce le soir, minuit sonnant ou l'aube qui arrive dans mon errance?

Je m'arrête un instant, écoutant leurs voix presque inaudibles,

cherchant à décrypter le sens des mots qu'ils mettent sur leur fuite.

Une nuit lourde, si lourde... Opaque, comme mes yeux qui s'embrument.

Pourtant, je sens leurs présences et je vois se dessiner

les contours de leurs visages tant aimés.

Sophie.

 

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