Des rires d'enfants, des rires vifs, qui sonnent,

qui éclatent en l'air comme des bulles de savon.

Des rires d'hier qui ressemblent trait pour trait à ceux d'aujourd'hui.

Que raconte t-elle tout bas?

Des heures de jeux où la petite fille se rêve styliste ou couturière.

Des heures pendant lesquelles elle assemble les petits morceaux de tissu

donnés par sa grand-mère,

où ils deviennent à force de bouts de doigts piqués

des vêtements pour sa poupée.

Que pleure t-elle?

La solitude, le manque.

La vie de cette belle enfant loin de ses parents,

loin de leurs baisers, de leur tendresse.

Elle me murmure:

" Caresse moi, laisse courir tes mains sur ma tôle froide

pour retrouver ce noël 1928, pour

en ressentir la magie et l'émerveillement dans les yeux de Jacqueline".

 

 

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Voilà ma petite participation pour remplir la malle

de notre Parisianne

de "choses inanimées qui auraient donc une âme".

 

 

 

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